Naturopathie

les 7 piliers de la naturopathie

Posted at 13 juin 2013 | By : | Categories : Naturopathie | 0 Comment

Bonjour,

Pour mieux comprendre l’approche naturopathique, voici un article écrit par D. Kieffer, directeur de l’école de naturopathie Cenatho. Bonne lecture.

Sylvie

Les 7 piliers de la naturopathie

Pimum non nocere : d’abord ne pas nuire Vix medicatrix naturae : suivre la nature guérisseuse (Physis)
Tolle causam : traiter la cause
Docere : enseigner
Home totus, Tolle totum (gr. : Anthropos holos) : considérer l’homme total
Deinde purgare : drainer, détoxiquer
Arceo : prévenir
Il me semble essentiel de souligner ces éléments épistémologiques car ces fondements appartiennent en toute légitimité à notre patrimoine et n’ont rien de commun avec les fondements de la médecine allopathique. Ni supérieurs ni inférieurs, ils sont simplement différents.

Ils n’apparaissent pas dans les cursus des formations en médecine institutionnelle (allopathique). Ils précisent et affirment précisément notre différence.

Notons que s’il est aisé pour un médecin institutionnel d’intégrer dans sa pratique la phytothérapie, la nutrithérapie ou l’acupuncture symptomatique (car il s’agit de substituer un remède naturel, ou des points à piquer, à un traitement classique), par contre, il lui est très difficile d’intégrer l’esprit naturopathique.
Par exemple :

1 – Le fait que nul ne guérit jamais, ni aucun remède, mais que seule la nature est guérisseuse, via l’énergie vitale du patient (la vis naturae medicatrix d’Hippocrate, le médecin intérieur) ; le thérapeute devient alors un éducateur et un accompagnateur, bien plus qu’un soignant.

2 – Le fait que la maladie est considérée une et humorale (Louis Kuhne), c’est-à-dire générale avant d’être locale, et liée à un déséquilibre du milieu intérieur, surchargé, altéré ou carencé. Il convient alors de considérer la personne dans sa globalité, et, en première intention, de voir comment rétablir son équilibre humoral (via telle cure, tel réglage alimentaire, tel exercice, tel drainage, telle utilisation de l’eau, du souffle, des plantes, de la relaxation, etc.).

3 – Le fait d’éduquer le patient, de le rendre acteur de sa santé (la prévention primaire active) sans jamais culpabiliser la personne. Il s’agit d’accompagner sa prise de conscience, de le rendre plus responsable en lui montrant comment son comportement l’a éloigné d’une hygiène de vie optimum.
4 – Le fait que des faisceaux de causes peuvent s’interpénétrer et demande une connaissance hiérarchisée des différents plans d’existence de l’individu (plans physique, énergétique, émotionnel, mental, environnemental…). La jeune neuro-psycho-endocrino-immunologie est un bel exemple où les sciences de pointe conjuguent enfin leurs approches sur un mode complémentaire et multifactoriel (systémique).

 

5 – Qu’il peut exister une forme d’anatomie, de physiologie, de pathologie, de pédagogie, de bilan et de soin sur ces différents plans : naturopathie holistique.

 

6 – Le fait que les conseils et cures naturopathiques ne visent pas à supprimer le symptôme (combattre la maladie), mais à optimiser l’auto-harmonisation de l’organisme (homéostasie, régénérescence, voire autoguérison) en s’appuyant sur la partie saine de l’individu (renforcer la santé et non pas combattre la maladie).

 

A ce sujet, précisons que l’étude de l’homme sain (l’être en santé) tout comme celle du milieu (écologie) n’appartiennent pas au champ des études médicales classiques (mais très partiellement peut-être encore aux études d’infirmière).

Plus précisément encore, si la santé elle-même est un concept abstrait pour l’allopathe qui a étudié à fond la maladie, et ne sait approcher la santé que comme une absence de troubles, elle est l’objet central des études du naturopathe.

Daniel Kieffer

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